Fiche : L’IA et les langues régionales et autochtones
Fait important
Les performances d’une IA dépendent directement de la quantité de données qu’elle a reçues durant son entraînement. Résultat :
- elle excelle en anglais;
- elle performe moins bien en français;
- et encore moins dans les langues régionales, les créoles ou les langues autochtones, qui sont sous-représentées dans ses données.
Ce n’est pas une question de valeur des langues, mais de disponibilité des contenus.
Comment utiliser l’IA pour soutenir les langues minoritaires
1. Apprendre des mots et expressions
Vous pouvez utiliser l’IA pour découvrir du vocabulaire dans des langues autochtones ou régionales (innu, cri, mi’kmaq, wolastoqey, créole, etc.).
Demande possible : Enseigne-moi dix mots en innu liés à la nature.
2. Encourager l’IA à traduire vers des langues moins communes
Même si elle n’est pas parfaite, l’IA peut offrir un point de départ pour explorer une langue.
Demande utile : Traduis cette courte phrase en wolastoqey et explique-moi chaque mot.
3. Corriger les erreurs culturelles ou linguistiques
Lorsque l’IA se trompe sur des symboles, des traditions ou des mots d’une autre langue, il est important de le signaler.
Cela apprend à l’enfant que :
- la culture humaine prime sur l’outil;
- l’IA doit être utilisée avec un esprit critique;
- l’erreur numérique n’efface jamais le savoir communautaire.
À retenir
Plus les familles utilisent et valorisent des langues diverses avec les outils numériques, plus ces langues gagneront en visibilité et en importance dans les systèmes d’IA. L’usage quotidien soutient la préservation culturelle, même dans l’environnement numérique.